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Anecdotes interculturelles Cultures & Pays
Clichés asiatiques… vrai ou faux ?
6 février 2018
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Avez-vous vérifié ces clichés asiatiques ?

Clichés culturelsSuite à notre jeu interculturel, beaucoup de lecteurs nous ont adressés leurs contributions que nous partageons avec vous pour avoir votre avis. Nous avons regroupé sur cette page les « clichés asiatiques ».

Ces clichés sont d’abord des points de vue sur une situation donnée. Ils mettent en lumière la nécessité de s’ouvrir aux logiques de l’autre et celle de ne pas juger hâtivement les comportements différents depuis ses propres référents culturels.

Sont-ils utiles, dévalorisants, révélateurs, instructifs ?  La précédente contribution d’une lectrice, Le mythe de la Poupée asiatique, avait suscité des interrogations…  A vous de donner votre avis sur ces clichés ou d’en proposer d’autres.

A quoi servent les cartes de visite en Asie ?

Les Asiatiques sont très à cheval sur les cartes de visites.  Un jour, à Hong Kong, le chef de ma délégation les avait oubliées… Les membres de la délégation qui nous recevait l’ont ignoré et n’ont parlé qu’à ceux dont ils avaient la carte…Vous n’existez que si vous pouvez présenter votre carte de visite.

Faut-il tenir l’alcool avec des Asiatiques ?

Les Japonais aiment faire des affaires autour d’un verre… Lors d’une réunion internationale, notre organisation a rencontré une délégation japonaise dans le cadre d’une réunion très sérieuse et protocolaire. Le soir venu, l’alcool a coulé à flots : ingénieurs et cadres japonais étaient complètement ivres devant leurs patrons, qui, eux, tenaient un peu mieux l’alcool. Là, il faut savoir assurer ou boire peu…

Cela nous rappelle une anecdote publiée sur le site : Trinquer avec des Chinois : « kampeï »!

Comment le travail est-il perçu en Chine ?

Les Chinois travaillent tout le temps et optimisent le travail

Même le dimanche, lors de la visite d’un chantier naval, le Bureau d’études était au travail. Et, à la pause de midi, après le repas, les techniciens faisaient la sieste sur le bureau, pendant 20 minutes. Tout le monde travaillait sauf les contrôleurs des organismes internationaux de contrôle… Les soudeurs notamment travaillaient deux fois plus vite que de normal, car ils faisaient leur soudure en pointillé, au lieu de lignes continues. Ce n’était pas conforme aux contraintes formulées par le client et les protocoles sécurité, mais comme les contrôleurs étaient absents, ils ne le verront pas !

Que signifie « perdre la face » en Asie ?

En Chine, à table …

Il ne faut pas faire perdre la face aux Chinois, notamment à table. Par exemple, savoir porter des toasts, goûter de tous les plats proposés et surtout, ne pas réclamer du riz s’il n’y en a pas à table. S’il n’y a pas de riz, c’est qu’il y a assez à manger par ailleurs. En réclamer est un affront à celui qui invite et peut lui faire perdre la face.

Autre exemple au Vietnam…

Un jour, j’ai demandé à mon partenaire vietnamien la possibilité d’expédier par avion des caisses de plus de 2,5m de haut depuis Saïgon vers Hanoï. Aucun problème, répond-il. J’étais jeune, ne connaissait rien à l’Asie et j’ai pris sa réponse pour argent comptant…

Les caisses sont arrivées à Saïgon depuis Paris dans un avion « tout cargo. » J’allais voir tous les jours mon agent qui m’assurait que le fret partirait demain… Après recoupement avec la compagnie aérienne et mes collègues de Paris, j’ai compris qu’il était impossible que ces grosses caisses arrivent à Hanoï car il n’y avait pas de vols intérieurs « tout cargo » entre Saïgon et Hanoï !
Mon agent vietnamien ne pouvait pas me dire que ce n’était pas possible car il aurait alors perdu la face. J’ai dû gérer le problème avec le client et pour le coup c’est moi qui ait perdu la face !

Il ne faut pas se fier aux apparences

Parisienne depuis toujours et élevée dans une culture française, je suis d’origine asiatique. Fréquemment, les gens que je croise dans la rue me prennent pour une touriste et me parlent en anglais ou me disent « ni hao ! » Même un de mes collègues, qui me connaissait très bien, m’a demandé un jour si je pouvais lui faire des nems pour son anniversaire ! Je suis restée sans voix et j’ai réalisé à ce moment-là que l’habit ne faisait pas le moine. A l’époque, je ne cuisinais pas et j’étais à mille lieues de penser que quelqu’un pouvait me faire confiance en matière de gastronomie. Du coup je l’ai amené dans mon restaurant vietnamien préféré, car les nems, c’est viet, pas chinois.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Anecdotes recueillies par Akteos

Au sujet de l'auteur

Akteos

Depuis 2003, Akteos guide ses clients dans un monde aux multiples facettes où la mondialisation et les nouvelles technologies de la communication rapprochent les cultures et confrontent nos valeurs. Avec ses 30 correspondants dans le monde et ses 300 consultants interculturels, Akteos propose des formations sur plus de 100 pays mais aussi sur du management, de la communication et du développement international.

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